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LA CELLULITE
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A – Définition B – Les 4 stades de la cellulite En résumé |
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La cellulite, spécificité du sexe féminin, a pour particularité d’être peu sensible à un régime draconien. En comprendre les caractéristiques vous permettra de mieux la prendre en charge.
Il s’agit de l’infiltration non inflammatoire, plus ou moins douloureuse de la graisse sous-cutanée. A la palpation, elle donne une impression d’irrégularité et au pincement apparaît le phénomène de la peau d’orange.
La délimitation nette et la distinction entre la cellulite et la simple adiposité localisée est difficile.
S’il est fréquent que la cellulite soit associée à une surcharge pondérale, cela n’est pas une obligation.
En résumé, la cellulite est la conséquence de troubles neuro-vasculo-hormonaux que l’on peut décomposer de la façon suivante :
1 – Un trouble de la perméabilité vasculaire aboutissant à la formation d’oedème
2 – Une altération du contrôle vasculaire donnant lieu à la formation de zones de cellulite froide (insuffisance vasculaire) et de zones de cellulite chaude où la circulation est transitoirement trop abondante (œdème).
Cette situation d’insuffisance circulatoire parcellaire est réversible durant les premiers stades, puis avec le temps la persistance du trouble entraîne une altération des parois des vaisseaux et des mécanismes de régulation du flux sanguin.
Compte tenu de ce déficit vasculaire, la prise en charge du traitement de la cellulite doit comporter une composante circulatoire.
3 – Une fibrose du tissu enveloppant
les cellules graisseuses
Autour des capillaires et des adipocytes se dessine une résille irrégulière de
fibrilles de collagène, très abondante, épaissie et noueuse par endroits. C’est
cette fibrose qui donne l’aspect de peau d’orange.
4 – Une modification du système
neurovégétatif
Ce système nerveux dit « autonome » contrôlant les éléments de la vie
ne dépend pas de la volonté du patient. C’est lui qui est responsable de la
régulation des battements du cœur ou du contrôle de la microcirculation, mais
aussi du déstockage des graisses.
Comme nous l’avons vu dans le texte androïde-gynoïde, le déstockage des graisses dépend des récepteurs alpha 2 (α2) et bêta (β) des cellules graisseuses (voir article androïde – gynoïde) et de l’action des catécholamines (adrénaline et noradrénaline=.
Soumis à la stimulation des catécholamines, les récepteurs alpha 2 et beta vont favoriser ou inhiber localement le déstockage des graisses des cellules. Cette régulation fine va être à l’origine de la répartition des graisses entre le haut et le bas du corps.
En d’autres termes, la variation du pourcentage de récepteurs alpha 2 et beta permet aux catécholamines d’accélérer la combustion de la graisse abdominale aux dépens de la graisse fémorale riche en récepteurs bloqueurs alpha 2.
5 – L’hypersensibilisation des fibres
nerveuses de la sensibilité
Il est fréquent de constater que la sensibilité des zones
cellulitiques est douloureuse au toucher.
Cette douleur est attribuée à une compression des terminaisons nerveuses de la sensibilité par l’augmentation de l’œdème et de la fibrose. La stimulation permanente des fibres sensitives déclenche un réflexe d’axone. Ce réflexe favorise la libération locale de substances chimiques engendrant une vasodilatation locale avec œdème local, donnant l’aspect de cellulite.
6 – Les hormones sexuelles
Par le biais des hormones sexuelles, la cellulite est une spécificité
de la femme. Les périodes phares de sa vie génitale seront des périodes
favorables à l’accentuation de la cellulite. En effet, les hormones sexuelles
favorisent le stockage des lipides.
1 – Excès de perméabilité des parois vasculaires
2 – Épaississement du tissu
interstitiel
Autour des capillaires et adipocytes se dessine dans le tissu
interstitiel une résille de fibrilles de collagène, très abondantes, épaissies
qui viennent encapsuler des amas fusionnés de cellules graisseuses.
3 – Formation de micro nodules bourrés de 30 à 50 cellules graisseuses encapsulés par des fibrilles concentriques. Ces micronodules ont tendance à fusionner pour donner des nodules plus importants, de taille suffisante à la longue pour devenir palpables.
4 – Les capillaires sont rares,
dilatés, et bourrés de globules rouges
Certaines zones de la cellulite alternent avec des zones froides et
des zones chaudes. Ces zones froides du tissu cellulitique, secondaires aux
troubles capillaires, sont attribuées à l’augmentation du tonus des récepteurs
alpha adrénergiques. Nous avons déjà vu l’action des récepteurs alpha sur le
déstockage des réserves de graisses, nous en retrouvons d’autres agissant sur le
contrôle de la microcirculation sous l’action de la libération de noradrénaline
– adrénaline.
Ceci rejoint les observations notant une augmentation de la cellulite lors des épisodes de stress, situation où la noradrénaline – adrénaline est augmentée.
La cellulite, qui ne s’accompagne pas systématiquement d’une surcharge pondérale, est une spécificité féminine du fait de l’imprégnation hormonale.
Les dysfonctionnements de la régulation de la microcirculation entraînent des troubles de la perméabilité des parois vasculaires aboutissant à un épaississement du tissu interstitiel situé entre les cellules graisseuses, puis à la formation de micronodules.
Au niveau des cellules adipeuses, la présence de récepteurs bloqueurs plus nombreux et plus sensibles que les récepteurs β, empêche le déstockage des graisses contenues dans les cellules adipeuses des cuisses.
Ces particularités physiologiques ont des répercussions sur la prise en charge des cellulites.
La restriction calorique, favorable aux cellulites s’accompagnant d’une surcharge pondérale, doit se faire à des niveaux caloriques ne stressant pas l’organisme. Les récepteurs α2 étant plus sensibles au stress que les récepteurs β.
Quant au trouble de la perméabilité des parois vasculaires, une prise en charge spécifique de la perturbation de la microcirculation est conseillée.
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Surcharge pondérale androïde ou gynoïde La cellulite |
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