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SURCHARGE PONDERALE ANDROÏDE OU GYNOÏDE

 

1 – Définition
2 – Les hormones et les récepteurs membranaires impliqués et leur répartition
3 – En pratique
 

1 – Définition

On observe souvent que la répartition du tissu adipeux n’est pas homogène. Les hommes sont surtout confrontés à une surcharge androïde, c’est-à-dire sur le haut du corps, tandis que chez les femmes la surcharge est soit androïde, soit gynoïde, c’est-à-dire sur le bas du corps. Cette répartition n’est pas due au hasard, comme le montrent les travaux de recherche.

La distinction de ces deux types de répartitions présente un double intérêt :

Les travaux de recherche ont démontré que cette répartition n’est pas due au hasard. Elle est globalement sous la dépendance de l’insuline et localement des récepteurs membranaires des cellules graisseuses.

2 – Les hormones et les récepteurs membranaires impliqués et leur répartition

Les processus de régulation du stockage des cellules adipeuses sont sous la dépendance de la sécrétion de noradrénaline - adrénaline et de la proportion de récepteurs membranaires alpha α et bêta β sur lesquels vont agir ces deux hormones.

Pour pouvoir moduler localement et de façon précise le déstockage, l’organisme a mis en place des récepteurs α 2 et β qui agissent de façon opposée lorsqu’ils sont stimulés par la noradrénaline et l’adrénaline.

Soumis à l’action de ces deux hormones, les récepteurs membranaires β entraînent le déstockage des graisses adipocytes, tandis que sous l’action de ces deux mêmes hormones, les récepteurs membranaires α 2 (dits bloqueurs) ralentissent le déstockage.

On s’aperçoit que selon le récepteur sur lequel agissent ces deux hormones, il en résulte des effets opposés. En conséquence, l’organisme en faisant varier localement la proportion de récepteurs α et β permettra à la graisse abdominale d’être libérée plus facilement que la graisse fémorale. A noter que cette répartition de récepteurs α et β varie selon le sexe.

Par ailleurs, les récepteurs α 2 sont particulièrement sensibles à l’adrénaline stimulée au cours du stress, que ce soit lors d’un effort physique ou d’une restriction calorique.

En faisant intervenir le nombre et la sensibilité des récepteurs, l’organisme a mis en place un mécanisme économique pour déterminer si l’énergie sera prélevée dans les graisses abdominales ou fémorales.

3 – En pratique

Connaître et comprendre ces mécanismes conditionne les stratégies efficaces pour affiner une silhouette.

Face à une silhouette gynoïde, il est préférable de ne pas stimuler les récepteurs bloqueurs alpha par un stress puissant (libération d’adrénaline) qu’il soit calorique ou physique.

Une activité physique de type endurance douce (favorisant la sécrétion de noradrénaline) associée à une restriction calorique modérée et une amélioration de la microcirculation par des soins de physiothérapie sera sans doute la meilleure stratégie.

 

Surcharge pondérale androïde ou gynoïde
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