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Ce texte s’adresse tout particulièrement aux
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Précisions sur la définition de stress oxydatif Points d’impact du stress oxydatif Mécanismes de protection contre le stress oxydatif Cléfs de lecture de votre bilan oxydatif |
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L’importance du stress oxydatif dans l’origine de nombreuses pathologies a conduit les chercheurs à mettre au point des techniques de dosages des marqueurs de ce stress. Les techniques tout en gagnant en précision sont sorties de la confidentialité des centres de recherche pour devenir accessibles au public via les laboratoires de ville.
Nous vous proposons de vous faire découvrir l’intérêt de cette
nouvelle méthode de prévention et, pour ceux qui y ont déjà eu recours, de vous
aider à mieux comprendre la signification des marqueurs sélectionnés par votre
thérapeute.
La vie implique la production de produits toxiques : les pro-oxydants EOA neutralisés par les anti-oxydants (vitamines, oligoéléments, enzymes). Lorsqu’il y a déséquilibre en faveur des pro-oxydants s’installe le stress oxydatif.
Ce stress oxydatif est à la source de nombreuses pathologies, telles que les complications du diabète, la bronchite chronique, l’arthrose, l’athérosclérose, le cancer.
Le stress oxydatif lié à l’apport d’oxygène nécessaire à la vie
n’est pas isolé. A celui-ci s’ajoute le stress oxydatif lié aux radicaux libres
provenant de l’agression tabagique, de l’alcool, de l’ozone, de la pollution
atmosphérique (dioxyde nitreux), de la lumière solaire.
Mais d’autres situations comme une hyperactivité sportive peuvent aussi
fabriquer des EOA (espèces oxygénées activées).
Ils vont se faire sur les différents constituants de l’organisme et aboutir à la formation de marqueurs de dégradation. Ce sont ces marqueurs dont votre thérapeute prescrira le dosage pour évaluer votre profil de stress oxydatif.
Nous allons passer en revue les différents points d’impact du stress oxydatif et les différents marqueurs associés.
Nous les écrirons à la fois en abrégé et également tels qu’ils se présenteront sur le document de vos résultats.
Au niveau lipidique :
Les membranes cellulaires riches en acides gras poly-insaturés vont subir
une oxydation. Ce processus aboutit à une altération de la fluidité et de la
perméabilité membranaire.
Trois marqueurs sont utilisés :
le MDA (malonaldéhyde)
le HNE (4-hydroxynonénal)
le F2-Isoprostane recueilli dans les urines
Au niveau des lipides du sang :
L’oxydation du mauvais cholestérol aboutit à la formation de LDL oxydés
qui seront à l’origine de l’athérosclérose. La mesure de cette oxydation
s’effectue par le dosage d’anticorps LDL oxydés.
Au niveau des protéines :
Leur oxydation favorise leur fragmentation et leur dégradation. Vous
connaissez bien ce processus car c’est lui qui est à l’origine de l’altération
du collagène et de l’élastine et qui se retrouve dans le vieillissement de la
peau exposée au soleil.
Marqueur du stress oxydatif protéique : dosage des groupements carbonyles.
Au niveau du glucose :
Les « AGE », produits de l’oxydation du glucose, vont s’accumuler dans
les vaisseaux, altérer leur élasticité et se déposer au niveau du cristallin.
Au niveau de l’ADN du noyau cellulaire :
Son altération entraîne une perturbation du code génétique.
Marqueur du stress oxydatif de l’ADN : le 8 OHDG (8-hydroxy-2-déoxyguanosine)
Au niveau des cellules neutrophiles :
Il est possible de doser deux marqueurs : le MPO (myéloperoxydase) et
l’élastase.
Les cellules neutrophiles sont impliquées dans les processus de défense, et lors
de certaines situations pathologiques, elles vont libérer dans l’organisme des
enzymes, tels que le MPO et l’élastase.
Face aux pro-oxydants, pour permettre le maintien de la vie, l’organisme a mis en place des mécanismes de protection, soit sous forme de molécules anti-oxydantes (vitamines, oligoéléments), soit sous forme d’enzymes anti-oxydants.
Nous vous listons ci-dessous les plus importants qui se retrouveront sur votre bilan :
Leur fonction est de piéger les radicaux libres pour les empêcher d’agir.
Lors d’un stress oxydatif, ces molécules sont consommées et ont donc tendance à diminuer. Leur présence dans le sang permet de les doser et de savoir si les apports contenus dans l’alimentation sont suffisants.
Activité des superoxydes dismutases (SOD)
Catalase (catalase)
Glutathion peroxydase (GPX)
Leur fonction est d’arrêter la réaction en chaîne du processus d’oxydation.
Lorsqu’il est soumis à un stress oxydatif, le dosage de ces enzymes va varier en fonction de l’intensité du stress. S’il est faible, ces enzymes vont augmenter, mais si le stress est trop important, ils vont diminuer.
Le bilan ferrique comprend à la fois la mesure d’un pro-oxydant
: le fer libre, et la mesure d’un anti-oxydant : la
transferrine.
La fonction de la transferrine est de fixer le fer libre, exprimé par un
coefficient de saturation qui est normalement de 30 %.
Les marqueurs : fer sérique, transferrine, ferritine.
Ainsi
l’homocystéine, sa concentration est associée
à l’athérosclérose par l’oxydation des LDL
aux accidents vasculaires ischémiques du fait de l’augmentation de
l’agrégabilité plaquettaire
au déclin des fonctions cognitives et aux troubles de la mémoire chez les
personnes âgées.
Les études montrent que le taux d’homocystéine peut augmenter dans les cas de carence en vitamine B12, folates ou vitamine B6.
le pourcentage d’acide gras Oméga-6 /
Oméga-3
Les oméga-3 sont peu apportés par l’alimentation (huile de colza, poisson) qui
contient une proportion trop importante d’oméga-6.
Le rapport oméga-3/oméga-6 est de 1/5. Les oméga-3 sont un facteur important de
protection contre la thrombose vasculaire (infarctus).
Il n’y a pas un marqueur qui à lui seul pourra vous permettre
d’évaluer votre statut oxydatif.
Il sera donc nécessaire de recourir à une batterie de tests.
Ceux-ci peuvent être groupés en 4 catégories pour faciliter la compréhension de
votre bilan.
Nous distinguerons :
1 – les marqueurs mesurant les produits de
dégradation consécutifs aux dommages oxydatifs intervenus sur les lipides
membranaires,le cholestérol LDL, les protéines, et l’ADN du noyau :
MDA, le HNE et le
F2-isoprostane
anti-corps LDL oxydés
groupements carbonyles des protéines oxydées
le 8-OHDG
2 – Les mesures du système de défense anti-oxydant :
Vitamines : E, C, béta-caroténoïde, co-enzyme Q (Q
10)
Oligoéléments : zinc, sélénium
Enzymes : SOD, catalase, GPX, GSH
3 – La capacité anti-oxydante globale : elle mesure l’action globale des différents anti-oxydants.
4 – Le bilan ferrique (fer libre, transferrine, capacité de fixation) et les produits de libération des neutrophiles activés.
Avec ces clefs de lecture, vous êtes équipé pour comprendre la logique du bilan que l’on vous a prescrit.
A partir des informations de ce bilan, il vous sera possible de déterminer si les apports de votre alimentation en anti-oxydants sont suffisants, et la répétition des dosages vous permettra de savoir si vos corrections alimentaires sont adaptées à vos besoins.
Néanmoins, cette médecine prédictive n’est pas largement diffusée et ne reçoit pas encore un avis consensuel de toute la communauté médicale. Celle-ci reconnaît que si les techniques de dosage sont devenues fiables, l’interprétation des résultats nécessite encore de nombreuses études.