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LE COACHING DIETETIQUE
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La composante diététique Les dépenses caloriques Le comportement alimentaire Les objectifs du coaching Quelques points forts Conclusion |
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Un nombre de plus en plus important de personnes désirant
affiner leur silhouette ne consultent ni une diététicienne ni un médecin.
Néanmoins, conscientes de la difficulté d’être seules pour réussir une telle
entreprise, elles se tournent, comme dans le sport ou le sevrage tabagique, vers
le soutien d’un coach.
Cela n’a rien de surprenant car la prise en charge des différents facteurs d’une surcharge pondérale, c’est-à-dire les facteurs diététique, énergétique et comportemental se prêtent parfaitement à une stratégie de coaching.
Nous allons passer en revue ces 3 facteurs, puis analyser les points d’action du coaching sur ces 3 éléments.
La surcharge pondérale, quelles qu’en soient ses causes, se résume toujours au final à un déséquilibre entre le bilan des énergies entrantes et celles sortantes.
- la quantité de calories, mais aussi
- la composition en macronutriments, lipides, protéines, glucides, dont les
différentes proportions dans un aliment vont conditionner :
- la structuration du repas : la présence d’une entrée faible
en calories sous forme d’un potage ou d’une crudité aide l’organisme à
déclencher la sensation de satiété au bon moment.
- La répartition des calories sur la journée, idéalement en 3 repas.
Depuis ces 20 dernières années, l’augmentation des obésités est un fait retrouvé dans plusieurs études. Traditionnellement, la 1ère cause en était imputée à un excès de calories. Mais certaines études ont remis en cause ce dogme, car il semblerait que le manque d’activité physique soit un facteur encore plus contributif. Mais en pratique, il reste plus facile de contrôler la prise d’un gâteau que d’augmenter son activité physique d’une heure pour brûler les calories apportées par ce gâteau.
L’activité physique intervient sur plusieurs points et trop souvent on résume l’action de l’activité physique par l’augmentation directe des dépenses.
Cette analyse est trop restrictive, car les bénéfices de l’activité physique sont amplifiés par des effets indirects :
Le comportement alimentaire, 3ème facteur intervenant dans la régulation pondérale, intervient soit dans la prise alimentaire du repas, soit entre les repas (grignotage).
Certains de ces troubles du comportement alimentaire sont antérieurs à la prise de poids et peuvent correspondre à des difficultés psychologiques, mais certains font suite à des projets diététiques trop restrictifs. Nisbett, dans sa théorie de la « restriction cognitive », développe l’idée qu’une privation alimentaire chronique entraîne une frustration permanente, source d’un comportement alimentaire anarchique.
Différents facteurs interviennent dans la régulation pondérale ce que nous venons brièvement d’analyser. Pour chacun d’entre eux, diététique, énergétique, comportement alimentaire, le coaching se révèle efficace.
Suite à une demande de perte de poids, la première étape sera de définir un objectif raisonnable. La théorie de Nisbett postule l’existence d’un « set point » que l’on peut traduire par « poids de forme ».
Une fois le poids de forme défini, il faudra choisir une stratégie diététique qui préserve la masse musculaire, et garder à l’alimentation sa fonction de plaisir.
Nisbett souligne dans sa théorie de la « restriction cognitive » l’importance qu’il y a à éviter de créer un sentiment chronique de privation et de frustration. On trouve dans le commerce des « EN-CAS » que l’on peut utiliser en remplacement du plat de résistance (et non pas en remplacement du repas entier)
Ces « EN-CAS » par leur composition et leur mode d’utilisation permettent de restructurer intelligemment le repas en conservant l’entrée et le dessert. Ils peuvent aussi être utilisés en demies doses dans la journée pour éviter les grignotages en créant un sentiment de satiété du fait de leur richesse en protéines.
Pour éviter de trop restreindre le niveau calorique des apports, il faudra associer à la restructuration alimentaire un programme d’activité physique. Le rôle de soutien du coaching sportif est bien connu, mais il faudra veiller dans le cadre de cet accompagnement à proposer une activité adaptée aux capacités physiques et à l’emploi du temps de la personne.
Quant à la prise en charge des troubles du comportement alimentaire, les stratégies mises en place s’inspirent des études des sciences psychosociales et des stratégies comportementales et cognitives. Elles peuvent s’appliquer dans le cadre d’une dynamique de groupe, mais aussi grâce à Internet dans le cadre d’une relation duale.
La motivation et le « sentiment d’efficacité personnelle » :
Pour Bandura, la meilleure façon de maintenir la motivation est d’associer un objectif à long terme (le poids de forme) avec des objectifs à court terme que le participant aura soin de définir lui-même. Cette manière d’opérer apporte des résultats positifs rapidement, vécus comme des récompenses renforçant le sentiment d’efficacité personnelle et donc la motivation.
Les fiches d’auto-observation pour agir « ici et maintenant » :
Une fois que ces objectifs à court terme auront été définis, la mise en place d’un « programme de moyens » passera par l’écriture d’une feuille d’auto-observation.
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Quand, combien |
Où |
Emotions ressenties |
Pensées automatiques accompagnant les émotions |
| À 10 h | Au domicile | Anxiété | « je ne réussirai jamais » |
Ainsi, dans le cadre d’un comportement perturbé par des épisodes de grignotages, cette façon de procéder permettra de mieux prendre conscience des circonstances qui conduisent à l’envie de grignoter et d’analyser les émotions et les pensées qui l’accompagnent et favorisent la récidive. Cette phase de recueil est essentielle pour planifier un projet de modification du comportement alimentaire.
L’objectif des stratégies comportementales et cognitives n’est pas tant de traiter la cause d’un comportement tel qu’on le pratique dans une psychothérapie par une analyse du passé, mais consiste à se centrer sur « le ici et le maintenant » pour modifier une séquence de comportement.
Cette façon de procéder évite de se concentrer sur le résultat immédiat qui, lorsqu’il n’est pas positif, a un effet démobilisateur, mais de se centrer sur les moyens mis en place et de se focaliser sur les progrès accomplis dans la maîtrise des comportements. Pour Bandura « la capacité d’un patient de changer dépend principalement de l’idée qu’il se fait de sa capacité de changer ». C’est donc avant tout la croyance qu’a une personne dans son efficacité (d’où l’expression « sentiment d’efficacité personnelle ») qui conditionne ses capacités de changement.
Force de la dynamique de groupe :
Réunir des personnes dans le cadre de réunions de groupe pour faire partager les réussites ou les échecs a un effet de renforcement du sentiment d’efficacité de chacun des membres du groupe. Ce processus d’identification positive est renforcé lorsque le coach a vécu la même problématique que les membres de la réunion et fait part de sa propre stratégie de réussite.
La gestion du stress par la technique de mini-relaxation :
Plusieurs fois par jour, alors que l’on est dans une position
confortable, on s’exerce sur 3 points :
- S’appliquer à respirer calmement, et lentement, de façon ample, en gonflant le
ventre, au rythme de 10 inspirations/expirations par minute, la fréquence
normale étant de 16. La respiration doit rester superficielle. Il est possible
d’associer une contraction des muscles abdominaux, le ventre gonflé, ce qui
ralentira la fréquence cardiaque.
- Relâcher les muscles des mâchoires et des épaules
- Se tenir un langage intérieur apaisant et positif : « je me détends, je prends
soin de moi »
Ce travail est à faire plusieurs fois par jour.
La prise en charge d’une surcharge pondérale doit se faire d’une façon globale.
Le regard extérieur d’une tierce personne, dans le cadre du coaching, est une stratégie qui se révèle intéressante.
Comme nous l’avons vu, le coach pourra intervenir à plusieurs niveaux :
L’utilisation des nouvelles technologies (e.mail), se révèle être un outil performant pour soutenir les acteurs dans le processus de modification de leur comportement alimentaire. Ceci pourra être renforcé par des stratégies comportementales et cognitives, telles que la prise de conscience des circonstances, des émotions et des pensées lors de perturbations du comportement alimentaire.
Le coaching diététique est en phase de structuration, il se révèle être un outil performant pour la gestion de la surcharge pondérale et offre de réelles opportunités professionnelles et de formations pour des candidats intéressés par les sciences humaines.
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Réussir projet arrêt du tabac Comportement alimentaire : Auto questionnaire et Coaching Le Coaching Diététique Coach VDI : Perspectives d'emploi |
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